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Le Dragon Barbu
03/12/2021

Le Dragon Barbu

Distribution géographique de l’habitat Le Pogona vitticeps est un lézard désertique australien de la famille des Agamidés. Son milieu de vie s’étend du centre à l’est de l’Australie, dans le grand « bush» australien. On le rencontre dans une grande variété de biotopes : forêts, terres broussailleuses, semi-arides, zones désertiques. Les agames qui vivent dans le désert australien au sens strict sont plus petits que le reste de la population. L’Australie interdit l’exportation des animaux sauvages de son territoire. C’est pourquoi actuellement, on peut acquérir que des spécimens d’élevage en France. Les espèces du genre Pogona ont la particularité de pouvoir gonfler leur gorge couverte d’écailles épineuses, à l’aide de leur appareil hyoïde. Leur nom vient du grec « Pogon » qui signifie « barbu ». Le genre a été créé en 1982, l’ancien nom étant Amphibolurus, qu’on trouve encore parfois en animalerie. La plus petite espèce du genre, Pogona henrylawsoni (dragon de Lawson) mesure 30 cm. L’hybridation est possible avec Pogona vitticeps. ce lézard est diurne et semi-arboricole.   Reproduction La saison reproductrice commence entre décembre et février, suite à l’hivernation. La femelle est ovipare : elle pond 15 à 30, le record étant de 68 oeufs (Smith, C., 2004). Une femelle peut pondre 2 à 7 fois par an avec un intervalle minimum d’un mois entre chaque ponte (Haupschild, A., 2007). La température d’incubation est fixée entre 27 et 30°C et l’hygrométrie entre 80% et 95%. Une température supérieure à 31-32°C tue les embryons. Les œufs doivent être enfouis à mi-hauteur dans le substrat. L’éclosion a 89 à 96 jours plus tard à 26°C, ou bien 2 mois plus tard à 29°C. Le sexe des jeunes est indépendant de la température d’incubation (Genetic Sex Determination).   Soins en captivité La surface recommandée dans le terrarium varie selon les sources. En France, pour des Sauriens semi- arboricoles, les dimensions recommandées sont les suivantes (Schilliger, L., 2004b): • longueur du terrarium = 3* longueurs du corps • profondeur = 2* longueurs du corps • hauteur = 2 * longueurs du corps (fourchette de 30cm à 2m50)   Pour tout co-locataire supplémentaire, il faut multiplier le volume par un facteur 1,5. C. La température diurne recommandée est 35°C au point chaud et 25°C au point froid. La température nocturne recommandée est de 20 à 23°C. On évite les sources de chaleur en contact direct avec le lézard. La pierre chauffante est à proscrire. E n effet certains y restent des heures et se brûlent gravement. De préférence, la chaleur doit venir du haut du terrarium pour les lézards héliophiles.   Le taux d’hygrométrie recommandé est de 30 à 40% d’humidité maximum, le jour, en relation avec le milieu de vie désertique. La nuit l’humidité relative atteint naturellement 50 à 60% (Haupschild, A., 2007). En captivité, l’agame se baigne fréquemment dans son point d’eau alors qu’il n’en a pas à disposition en permanence dans son milieu naturel. Certains éleveurs font prendre un bain de 20 minutes tous les mois à leurs Pogona (Haupschild, A., 2007). À cette occasion, on vérifie qu’il ne reste pas de morceaux de mues sur les doigts ni la queue. La photopériode est un paramètre important pour cette espèce héliophile. On conseille une durée de12 heures de jour en été et 10 heures de jour en automne et au printemps. En hiver, on diminue progressivement la durée du jour pour atteindre 9 heures en hivernation (Haupschild, A., 2007).   Alimentation Le Pogona vitticeps est un lézard omnivore : il est végétarien, frugivore, insectivore, et carnivore. Dans la nature, il peut manger des rongeurs, de jeunes oiseaux, des grenouilles, des escargots, et même de jeunes congénères. On conseille de distribuer le repas de l’agame en fin de matinée, quand le lézard a accumulé assez de chaleur pour digérer correctement. Le rythme de distribution des repas, comme leur composition, varie selon l’âge de l’animal : • Juvéniles < 2mois : 2 à 4 fois par jour pour éviter le cannibalisme au niveau des doigts et de la queue des congénères • 2-12 mois : 1 fois/jour I adultes 1 à 4 ans : 1 fois tous les 2 jours I adultes > 4 ans : tous les 4 jours environ   Les jeunes Pogona vitticeps doivent recevoir une ration majoritairement composée d’insectes. Mais on leur laisse aussi des végétaux à disposition pour les habituer à leur futur régime alimentaire. Au fur et à mesure que le lézard vieillit, il faut progressivement augmenter la part des végétaux pour arriver à une ration entièrement végétarienne après 4 ans. Si on distribue une ration pour juvénile à un adulte, il développe à plus ou moins long terme un lipidose hépatique. Les végétaux sont proposés environ 10 jours après la naissance. Si les jeunes refusent les végétaux, on peut stimuler leur appétit en ajoutant dessus des petits pots pour bébés ou des vers de farine qui font bouger les végétaux et attirent les lézards. À long terme, l’état corporel du Pogona vitticeps peut être évalué par l’importance de ses corps gras adipeux, en région ventrale caudale et par son rapport poids/taille. Sur un Agame très maigre, on peut distinguer les reliefs osseux du bassin dorsalement. Pour évaluer l’alimentation d’un jeune à long terme, on peut aussi suivre sa courbe de croissance par rapport à une courbe de croissance moyenne. La croissance des juvéniles est de de 1 cm par semaine avec des pics à 2,5 cm par semaine.   Pour un lézard omnivore adulte, les besoins alimentaires qualitatifs sont les suivants : • % de matière grasse recommandée : 5-20% de l’ EM (Schilliger, L., 2007a) • % de matière protéique recommandé : 15-40% de l’ EM • % ENA (extractif non azoté) recommandé : 20-75% de l’ EM • 10 UI de vitamine D3/100g/semaine (Haupschild, A., 2007)   Le rapport phosphocalcique de la ration doit être de 1.5 à 2. Comme les insectes ont un rapport phosphocalcique très bas, il est indispensable de les saupoudrer de carbonate de calcium et d’apporter de la vitamine d par des uv b. Attention les phytates et oxalates contenus dans certains végétaux complexent le calcium : les épinards contiennent par exemple des oxalates mais peuvent être apportés en petite quantité. On peut aussi apporter du calcium en donnant des escargots, qui sont consommés avec leur coquille calcaire. Les insectes majoritaires de la ration doivent avoir un taux de matière grasse inférieur ou proche de 20%. On peut ajouter occasionnellement des vers de farine et des souriceaux. Une particularité du Pogona vitticeps est sa voracité, qui lui fait parfois ingérer des proies trop grosses pour lui. Cela peut occasionner une paralysie des postérieurs par lésion des nerfs rachidiens, surtout chez les juvéniles et les femelles gestantes. L’éleveur doit donc choisir les proies selon la largeur de la tête entre les deux yeux de chaque lézard. Le choix des végétaux se fait en fonction de leur rapport Ca/P, le plus élevé possible.   Les aliments suivants peuvent constituer la base de l’alimentation d’un reptile végétarien : luzerne, feuille de choux, brocoli, mangue, papaye, pastèque, cresson, persil, blette, feuille de pissenlit et/ou de betterave, orange, figue sèche. Les autres végétaux et les fruits comme la banane, peuvent néanmoins être donnés occasionnellement. on évite d’utiliser des végétaux congelés car la vitamine B1 est détruite par la congélation : une carence peut causer des problèmes neurologiques.   On dispose encore de peu de recul sur les granulés industriels pour agames. Cette présentation est très pratique car elle évite de ramener des végétaux frais tous les jours. Mais les granulés pourraient prédisposer l’agame à la déshydratation. Les recommandations indiquent qu’ils doivent représenter au maximum la moitié de la ration et que l’on peut diminuer de moitié le complément vitaminique et minéral si on les utilise. Quand on regarde la composition de ces produits, on constate qu’ils sont fabriqués à partir de céréales, de dérivés d’origine végétale, de levures, d’algues. Ce sont souvent des sous-produits et la composition nutritionnelle peut varier : l’étiquette indique une valeur minimale en protéines, une valeur maximale en fibres... On conseille d’attendre au moins 1 mois pour donner des granulés pour agame juvénile.  
Quiz : Les chiens de montagne
26/11/2021

Quiz : Les chiens de montagne

Chiens de berger ou de chiens de garde, nos amis canidés ont toujours été très utiles dans les montagnes. Pour supporter des températures parfois bien basses ainsi que des dénivelés importants et s’adapter au travail qui était le leur, il fallait obtenir des chiens à la fois robustes, agiles et très intelligents. Chargement…
Pourquoi et à quel rythme vermifuger son chien ?
19/11/2021

Pourquoi et à quel rythme vermifuger son chien ?

Comment les vers contaminent le chien ou le chiot ? Pour la plupart des vers intestinaux, le chien ou le chiot doit avaler les œufs de vers adultes pour se contaminer. Ces œufs sont alors émis dans l’environnement par le biais des selles qui diffusent les parasites. Mais il existe beaucoup d’autres façons de se contaminer. Pour le Dipylidium, par exemple, les œufs du ver se cachent dans le corps des puces et c’est en se léchant lors d’une infestation que l’animal les ingurgite. Pour les vers du cœur (Dirofilariose), c’est un moustique qui va les injecter dans les vaisseaux sanguins lors de sa piqûre. Certains vers, comme les Ankylostomes, sont capables de passer à travers la peau ou les coussinets pour pénétrer l’organisme et infester votre chien. Comme vous le constatez, les modes de contamination sont nombreux et difficiles à contrôler. C’est pourquoi il est préférable de vermifuger et protéger votre boule de poils.   Comment savoir si mon chien a des vers ? Pour des vers comme le Ténia au stade adulte ou les Ascaris adultes, c’est parfois simple, car vous allez voir les parasites directement dans les crottes de votre animal. Malheureusement, ce n’est pas aussi fréquent que ça, car la plupart des émissions de vers dans les selles se font sous la forme d’œufs microscopiques rejetés par centaines de milliers. Il est, alors, impossible de les voir sans microscope. Pour les vers vivant dans le cœur, se logeant dans les poumons ou dans les yeux, vous ne pourrez pas les détecter ! Lorsque vous constatez des symptômes chez votre chien, ils sont déjà bien installés et seul le vétérinaire peut les identifier grâce aux examens complémentaires. Les symptômes provoqués par les vers ne sont pas toujours les mêmes et surtout ils ne sont pas spécifiques de cette pathologie parasitaire. C’est ce qui rend plus compliqué le diagnostic.   Contre quels vers faut-il protéger son chien ? Parmi les vers intestinaux les plus courants, on vise le Ténia, les Ascaris, le Dipylidium, les Oxyures, les Trichures et les Ankylostomes. Pour les vers touchant d’autres organes, on lutte contre les Vers du Cœur (Dirofilaria) et ceux des poumons (Angiostongylose)   Quels dégâts les vers peuvent-ils causer ? Les vers sont des parasites. Par définition, un parasite se nourrit dans l’organisme de l’hôte infesté à ses dépens. Selon le type de ver et l’endroit où il se loge, l’infestation peut engendrer différentes conséquences symptomatiques. La diarrhée et la perte de poids sont les plus fréquentes. La fatigabilité, les essoufflements, l’intolérance à l’effort, les défaillances cardiaque et pulmonaire peuvent également apparaître dans les atteintes les plus sérieuses. Sachez que la mort est possible lors d’infestations massives, surtout chez des chiots ou des chiens âgés et/ou affaiblis !   Comment protéger mon chien contre les vers ? La solution la plus adaptée et la plus facile à mettre en œuvre pour prévenir et traiter les infestations par les vers est de donner régulièrement un vermifuge complet à son chiot ou chien adulte. Les vermifuges existent sous différentes formes allant de la pipette au comprimé, en passant par la solution buvable. Le choix du vermifuge se fait en fonction de l’âge du chien , de son environnement, de sa race parfois (chiens MDR1 notamment) et du risque qu’il court globalement. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire pour être sûr(e) des types de vers visés (le spectre du vermifuge) et de la tolérance de votre animal à ce médicament.   À quelle fréquence dois-je vermifuger mon chien ?  Pour les cas les plus communs, voici le rythme de vermifugation recommandé : -           Pour le chiot : 1 fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois inclus -           Pour l’adulte : 1 fois tous les 3 mois minimum (1 fois par saison en somme) Il est parfois nécessaire de le faire plus souvent et d’adapter le produit sur des situations plus particulières. On peut aller jusqu’à 1 fois par mois maximum chez l’adulte. C’est le cas, par exemple, des chiens vivant dans les zones à risque de Dirofilariose (Sud de la France).   Comment prévenir la contamination du chien par les vers ? Tous les chiens sont porteurs de vers. L'utilisation d'un produit vermifuge n'éradique pas tous les vers, mais réduit l’infestation fortement. Il est donc important d’être régulier concernant l’administration du traitement. Il existe aussi des précautions hygiéniques fortement recommandées comme le ramassage des selles émises, tant dans le jardin que dans la rue pour limiter la diffusion des œufs. Il convient aussi de ne pas laisser votre chien renifler de trop près ou manger les crottes des autres chiens en promenade.   Quels risques pour l’humain ? Certains vers peuvent passer du chien à l’homme, on parle de zoonose. C’est le cas, par exemple, des Ascaris du chien ou des vers de type Toxocara. Les enfants et les adultes immunodéprimés sont les plus à risque. On évite donc de laisser les enfants jouer dans les bacs à sable publics accessibles aux chiens et on évite, également, de laisser son chien lécher le visage d’un enfant ! N’oubliez jamais que le chien se nettoie le derrière avec la langue !   Article en partenariat avec Conseils-Véto
Les allergies
12/11/2021

Les allergies

Les allergies sont t rès présentes chez nos animaux et particulièrement difficiles à gérer. Pour mieux comprendre les allergies et leurs principales causes chez les chiens et les chats, lisez la suite ! Comprendre le mécanisme des allergies Lorsqu’il identifie un agent pathogène, l’organisme se défend grâce au système immunitaire. Si cette réponse est exacerbée, on parle d’allergie. La réaction du corps est trop importante dès le moindre contact avec la substance responsable, appelée allergène. Les principaux symptômes sont des démangeaisons, mais également des troubles digestifs lors de certaines allergies alimentaires.   Les différents types d’allergie La plus fréquente chez nos animaux est la DAPP, comprenez la Dermatite Allergisante aux Piqures de Puces. En effet, ce sont bien les puces ou plutôt leur salive qui sont responsables de démangeaisons très violentes, principalement en zone lombaire . La peau est rouge, œdématiée et l’animal, en se grattant, perd ses poils et s’infecte rapidement.  Sachez que la moindre puce peut provoquer une telle réaction. Chez ces animaux, lorsque la crise est prise en charge, il faut absolument un traitement anti-puce très régulier pour éviter toute récidive. L’atopie est une allergie à différents allergènes présents dans l’environnement. L’animal est alors hypersensible et il est difficile de trouver le ou les allergènes concernés (acariens, poussière, squames…). Les démangeaisons sont présentes, mais on observe également des otites récidivantes, des conjonctivites… Il est très délicat d’établir un diagnostic précis et de mettre en place un traitement efficace puisque les allergènes sont souvent impossibles à éliminer de l’environnement. Les allergies alimentaires sont aussi très fréquentes. Pour certains animaux, dont les symptômes sont plus frustes, on parle même d’intolérances alimentaires. L’organisme ne supporte pas un des composants de l’aliment du chien ou du chat, mais lequel ? Généralement, les protéines animales et les céréales sont mises en cause… Les symptômes peuvent aussi bien être des troubles cutanés que digestifs avec maldigestion, diarrhée… Les allergies de contact peuvent concerner une gamelle en plastique, le béton ou même le produit nettoyant pour le sol de la maison ! Ici, les symptômes cutanés (rougeurs et démangeaisons) sont localisés aux endroits en contact avec l’allergène et celui-ci, une fois identifiée est plus facile à éliminer de l’environnement du chien ou du chat.   Diagnostic et traitement La gestion des animaux allergiques est délicate : une fois l’allergène ou les allergènes déterminés, il faut pouvoir l’éliminer pour éviter toute réapparition des symptômes.  Lors de DAPP, les lésions sont plus caractéristiques et le vétérinaire pourra rapidement faire le diagnostic. Une fois la crise prise en charge, le traitement antiparasitaire régulier (sans oubli) permettra d’éviter les récidives ! Les allergies alimentaires peuvent être gérées par une alimentation médicalisée spécifique sous ordonnance vétérinaire. Toutefois, pour un diagnostic précis, un régime d’éviction peut être proposé : on élimine de la ration tous les ingrédients habituellement mangés par l’animal et on les réintroduit un par un pour déterminer lequel est responsable de la réaction allergique. Un processus long et contraignant, mais parfois indispensable pour trouver une solution adaptée. Lorsqu’un animal souffre d’atopie, la gestion est encore plus délicate. Des tests cutanés existent pour déterminer les allergènes, mais leur éviction est souvent difficile, voire impossible. Il faut gérer au mieux et prendre en charge rapidement les premiers symptômes. Des traitements au long cours existent, nous sommes disponibles pour évoquer toutes les solutions avec vous.   Enfin, les allergies de contact sont plus faciles à gérer : une allergie à la gamelle, il suffit de la changer ! Une allergie au produit ménager, il faut en choisir un autre ! Vivre avec un animal allergique est toujours délicat et demande une surveillance accrue.    En effet, un animal restera allergique toute sa vie. L’élimination du ou des allergènes reste la meilleure des solutions, mais encore faut-il que ce soit possible ! Nous restons à votre disposition pour toute information supplémentaire.
Comment savoir si mon chat souffre d’un problème urinaire ?
05/11/2021

Comment savoir si mon chat souffre d’un problème urinaire ?

Les problèmes urinaires sont fréquents chez le chat et la chatte et peuvent conduire à des situations compliquées voire désespérées dans certains cas. Il n’est pas simple de savoir si son chat souffre d’une pathologie urinaire tant les symptômes sont communs à plusieurs maladies touchant les voies urinaires basses (vessie, urètre). On les appelle d’ailleurs les Maladies du Bas Appareil Urinaire Félin (MBAUF).   Causes fréquentes de soucis urinaires des voies basses chez le chat Parmi les causes de pathologie urinaire chez les chats , on identifie principalement :   Les cystites du chat d’origine connue et les cystites félines idiopathiques (de causes inconnues) causant, pour ces dernières, près de 65% des cas de MBAUF. Les cristaux ou calculs urinaires Les bactéries et autres microbes (virus, champignons) provoquant des infections urinaires (ITU) plus rares que chez le chien ou chez l’homme. Les anomalies anatomiques ou neurologiques Les tumeurs .   Le stress est un facteur ayant un rôle majeur, chez certains chats, dans le déclenchement de cystites ou blocages urinaire , notamment chez les chats mâles castrés .   Symptômes permettant de savoir si votre chat a un problème urinaire Il est assez difficile de voir qu’un chat est malade tant cet animal a l’habitude instinctive de masquer son inconfort. Heureusement, les signes sont généralement les mêmes , car les voies urinaires inférieures du chat réagissent de manière similaire. L'inflammation et la douleur , qui en découlent, provoquent des symptômes faciles à identifier qui vous permettront de savoir que votre chat est inconfortable et cache un souci urinaire. Ces signes sont principalement les suivants :   Le chat peut uriner en dehors de sa litière (baignoire, douche, carrelage…). Il va faire pipi fréquemment avec peu ou pas d'urine. Il peut pleurer, se plaindre en urinant. On observe parfois du sang dans ses urines (urine rouge ou rosée). Le léchage des parties génitales est insistant et répété. L’animal reste en position et force pour uriner .   Une attention particulière est à apporter aux chats mâles castrés car leur urètre est beaucoup plus long et étroit que celui des femelles. Une obstruction peut se produire et entraîner une rétention urinaire douloureuse et toxique pour les reins. Une rupture de la vessie est également possible. Il s'agit d'une véritable urgence ! Dans tous les cas, si vous constatez un ou plusieurs de ces symptômes vous devez appeler votre vétérinaire afin qu’il puisse soigner et soulager votre animal.   Que fera le vétérinaire pour votre chat ? 1/Poser le diagnostic   Le vétérinaire procède à un examen approfondi de l’animal en recueillant ses antécédents et en l’examinant lors de la consultation. Un ensemble d’examens complémentaires est souvent nécessaire pour déterminer la cause du souci urinaire de votre chat. Parmi ceux-ci, on retrouve fréquemment :     L’analyse directe de l’urine (bandelette, densité urinaire, examen microscopique…). L’analyse de sang permettant d’évaluer les reins et les autres fonctions de l’organisme. La recherche de germes (mise en culture) lors de suspicion d’infection. L’imagerie (radiographie, échographie) à la recherche de calcul, malformations, autres anomalies du tractus urinaire.   Le but ici est de qualifier la pathologie afin de la soigner de façon spécifique .    2/Mettre en place le traitement   Le traitement n’est pas identique d’un chat à un autre  et dépend directement de la cause identifiée et de l’état général dans lequel le chat se trouve au moment de la consultation. Votre vétérinaire déterminera l'approche la plus appropriée pour votre cher animal et choisira parmi certaines de ces options :     Des anti-inflammatoires et des antidouleurs pour calmer les muqueuses et rendre le confort à votre boule de poils. Des antibiotiques si une infection urinaire est avérée. Des perfusions en hospitalisation si les fonctions rénales ou vitales sont touchées. Cela permet de drainer les reins et de nettoyer le sang des déchets urinaires accumulés (urée, créatinine). Une intervention sous anesthésie visant à poser une sonde et débloquer le « chat bouché » est fréquente. Un régime alimentaire spécifique pour cadrer les récidives qui sont fréquentes. Des conseils environnementaux visant à gérer le stress de votre chat si nécessaire.   Comment prévenir les maladies du bas appareil urinaire félin Les problèmes urinaires chez le chat ont une fâcheuse tendance à récidiver . Si vous ne pouvez rien faire sur l’apparition initiale des symptômes, il est possible d’agir pour prévenir les récidives. Il est très important de suivre toutes les recommandations du vétérinaire concernant le traitement à la maison ainsi que sur les visites et tests de suivi programmés. La prescription d’une alimentation spécifique limitant la formation des cristaux, des déchets urinaires et l’inflammation des muqueuses est une clé indispensable qu’il vous faudra suivre. L’apport d’eau fraîche via une fontaine est un soutien essentiel, tout comme la limitation du stress dans l’environnement direct de votre chat. Vous n’annulerez pas tous les risques, c’est certain mais vous les réduirez très probablement de 80 à 90% en respectant ces règles . Article en partenariat avec Conseils-Véto
Un cas de rage en France. Dois-je vacciner mon chien ou mon chat ?
29/10/2021

Un cas de rage en France. Dois-je vacciner mon chien ou mon chat ?

Depuis de nombreuses années, la rage vulpine a disparu de notre territoire. Pour autant, cette maladie grave réapparaît de façon sporadique à la faveur d’une introduction depuis un pays non indemne d’un chien ou d’un chat malade. Ces introductions, illégales il faut le dire, font l’objet d’une vaste publicité dans les médias, compte tenu d’un risque potentiel pour la santé humaine. Le dernier cas de rage canine en France, en mai 2015, a été confirmé par l’Institut Pasteur dans le département de la Loire chez un Bull Terrier non vacciné après un voyage en Algérie. Ce chien avait en outre mordu son propriétaire et le chien d’un voisin. En 2013, dans le Val d’Oise, il s’agissait d’un chaton importé du Maroc. A chaque fois les autorités sanitaires ont dû mettre en place de mesures restrictives très strictes pour éviter la diffusion de la maladie. Face à ces cas, rares mais très graves, la question de l’opportunité de vacciner votre chien ou votre chat se pose. Pourquoi est-ce si rigoureusement suivi par les autorités sanitaires ?   La rage est une maladie mortelle, pour laquelle aucun traitement n’existe une fois les symptômes déclarés. Il existe  seulement  un vaccin préventif contre la rage pour de nombreuses espèces animale et pour l’homme et de lourds traitements sérologiques destinés aux personnes ayant été en contact avec un animal enragé. En France, la vaccination n’est plus obligatoire de façon systématique depuis la disparition de la rage vulpine (des renards) autochtone en 2001. Pourtant, plusieurs cas ont été rapportés depuis cette date, soit sur des animaux importés illégalement de zones infectées, avec en 2008, la  transmission d’un chien importé à un autre, soit à partir de souches portées par des chauves-souris. Un chat a ainsi été contaminé en 2007 en Vendée. A partir de ces cas animaux, la rage peut se transmettre à l’homme, et le dernier cas en France date de 2014, chez un homme contaminé au Mali. Grace à ces mesures restrictives, aucun cas de contamination humaine en France n’a été enregistré depuis 1924. Que se passe-t-il si mon chien ou mon chat n’est pas vacciné et qu’un cas apparait dans ma région ?   L’Arrêté du 9 août 2011 indique les mesures restrictives dans les zones déclarées infectées à l’initiative des autorités préfectorales. Ces mesures sont en vigueur durant six mois après la mort de l’animal enragé. Durant cette période, seuls les chiens valablement vaccinés peuvent circuler librement sous la surveillance de leur maitre. Les autres doivent être tenus enfermés. Il est possible de les vacciner, et de pouvoir bénéficier de cette liberté lorsque la vaccination sera valable. Pour les chats, l’enfermement est la règle, et ils ne peuvent circuler dans la zone de restriction qu’en panier ou cage fermée. La sortie de la zone de restriction n’est autorisée que pour les chiens et les chats dûment vacciné avant le début de la période de restriction. On constate donc que l’apparition d’un cas dans une zone géographique donnée peut considérablement limiter la liberté de mouvement des chiens et des chats non vaccinés ! En cas de divagation, seuls les animaux vaccinés et identifiés pourront être récupérés. Plus grave, selon l’article L223-9 du code rural, tous les chiens et les chats ayant été en contact avec un chien ou un chat déclaré infecté par le virus rabique sont considérés comme «contaminés de rage». Seuls les propriétaires des chiens et chats identifiés et à jour de leur vaccination antirabique pourront demander une dérogation à l’euthanasie de leur animal de compagnie. Le vaccin est une obligation pour les carnivores qui voyagent.   Si vous voyagez en France avec votre compagnon, la vaccination n’est plus obligatoire, même si vous allez en camping par exemple. Il en est de même vers la Corse et les départements d’outre-mer (à l’exception de la Guyane, et des territoires d’outre-mer). En revanche si vous souhaiter voyager à l’intérieur de l’Union Européenne ou vers d’autres pays il est nécessaire de vacciner votre chien ou votre chat (vous pouvez consulte les autorités consulaires ou les ambassades pour connaitre les dispositions particulières à chaque pays). Et ce sera également le cas pour revenir ; un certificat de vaccination vous sera demandé, ainsi que le passeport. Attention, si vous vous voyagez vers certaines régions ou que vous en revenez (notamment vers des régions indemnes ou depuis celles où le risque rabique est réel) il est aussi nécessaire de produire un document issu d’un laboratoire agrée faisant état d’un examen sanguin supplémentaire réalisé 30 jours après la vaccination et 3 mois avant l’arrivée et un certificat sanitaire datant de moins de 10 jours. Mon chien et mon chat ne sortent pas, dois-je les vacciner tout de même ?   La vaccination demeure obligatoire en France pour les chiens de 1ère et 2ème catégorie. Au-delà, elle est fortement recommandée, même pour des chiens et des chats qui ne sortent pas. En effet, en cas d’introduction de la maladie dans votre région, la restriction de circulation dure au moins 6 mois, et il vous serait interdit de sortir votre compagnon de la zone touchée durant cette période. Il faut donc être certain de ne pas devoir faire voyager son chien ou son chat pour se passer de la vaccination. Et bien entendu, il faut être certain que votre compagnon ne puisse pas vous échapper ! Bien que la rage autochtone ait été éradiquée de France depuis plusieurs années (hormis chez les chauves-souris !), des cas importés surgissent très régulièrement. La vaccination n’est pas obligatoire, pourtant, il demeure fortement recommander de pratiquer la vaccination des chiens et des chats de plus de trois mois, notamment si vous êtes susceptibles de voyager hors de France. N’hésitez pas à interroger votre équipe vétérinaire pour plus de précisions.
Les maladies frustres du lapin
22/10/2021

Les maladies frustres du lapin

Une récente étude a démontré que 7 lapins sur 10 sont malades … silencieusement. Quelles sont ces pathologies invisibles du lapin ?   Les problèmes dentaires   Les dents des lapins poussent en permanence. Leur usure est assurée par le frottement des dents les unes sur les autres. La principale pathologie frustre chez le lapin est la maladie dentaire lors de laquelle les structures profondes des dents sont atteintes dans un premier temps. Les déformations et malocclusions suivent sans que le propriétaire de l’animal ne s’en aperçoive. Ce dernier va commencer à s’inquiéter lorsque son lapin présentera une anorexie, un larmoiement permanent ou une masse (abcès). En attendant ces symptômes visibles, le lapin peut vivre très longtemps avec cette maladie sans que personne ne s’en rende compte. En effet, seule une radiographie peut révéler la présence de cette pathologie. Une alimentation riche en fibres permet de limiter les problèmes dentaires des lapins. Des granulés complets durs ne suffisent pas à user les dents des lapins. Foin, légumes et herbes sont indispensables, mais, attention, chaque nouvel aliment frais doit être introduit dans l’alimentation avec précaution, par toutes petites quantités pour éviter les troubles digestifs.     Les problèmes de la colonne vertébrale Des déformations de la colonne vertébrale ont été décelées lors de cette étude chez les lapins. L’arthrose, mais aussi la spondylose (usure des disques des vertèbres) peuvent aussi être présente sans que les propriétaires ne s’en aperçoivent.   Il est donc important d’observer comment se déplace et se tient le lapin afin de noter toute modification causée par la douleur.     Les problèmes de peau   Les lapins peuvent présenter des problèmes dermatologiques avec présence de parasites invisibles à l’œil nu. Une alimentation de qualité et une hygiène parfaite permettent de préserver l’équilibre cutané et limiter l’apparition de parasitose. Sachez qu’il n’est pas nécessaire de laver les lapins avec des shampooings, un brossage régulier suffit. Il est aussi possible de mettre à disposition d’un lapin de la terre à bain.     Autres pathologies D’autres maladies ont été mises en évidence dans de moins grandes proportions lors de cette étude. Il s’agit de troubles oculaires, de lésions de la cavité nasale, de fractures cicatrisées, mais aussi de masses utérines et de calculs rénaux.   En conclusion, en plus de toutes les maladies visibles rapidement chez le lapin, il existe un grand nombre de pathologies assez frustres. Il faut être vigilant ! Des contrôles réguliers chez le vétérinaire sont donc importants. Cela peut être lors de la consultation vaccinale, par exemple, et d’autant plus chez les lapins âgés pour lesquels des bilans complets sont conseillés.
Quiz: Les animaux dans les dessins animés
15/10/2021

Quiz: Les animaux dans les dessins animés

Nouveau quiz sur les animaux dans nos dessins animés !! À vos souvenirs, prêts,partez... Chargement…
Le caméléon casqué du Yémen
08/10/2021

Le caméléon casqué du Yémen

Taille adulte : 55 cm pour les mâles, 35-40 cm pour les femelles Longévité : 4-6 ans Température : Point chaud : 28°C le jour et 25°C la nuit Point froid : 20°C le jour et 18°C la nuit Hygrométrie : 60-90% Éclairage : UV B 12 heures par jour   Distribution géographique et habitat Les caméléons casqués vivent en Arabie saoudite et au Yémen. Leur nom vient de leur casque imposant caractéristique. Ils sont arboricoles et diurnes. Ils vivent dans des zones humides (50-90%) avec forte amplitude thermique (25-28°C le jour et 18-20°C la nuit).   Soins en captivité Un flexarium de 100cm de haut/50cm/60cm de côté est un minimum pour un individu adulte. Les adultes sont gardés seuls à partir de l’âge de 5 mois car ces caméléons sont très territoriaux, même entre individus du sexe opposé. Des terrarium grillagés artisanaux peuvent aussi être construits, mais le nettoyage des montants est plus difficile et il faut prévoir des mailles assez étroites pour éviter les évasions d’insectes. Les terrariums en verre sont à proscrire car l’aération n’est pas suffisante et certains individus peuvent être stressés par leur reflet dans la vitre. Les jeunes doivent être maintenus dans de plus petits volumes pour favoriser la prise alimentaire : ils chassent ainsi plus facilement leurs proies. Un spot UVB chauffe et diffuse des UV en même temps. Il doit être placé à l’extérieur du flexarium pour éviter que le caméléon ne se brûle dessus. Il doit être remplacé en moyenne tous les ans (dépend des marques). On conseille des plantes vivantes afin de maintenir l’hygrométrie. Bien se renseigner sur les plantes toxiques car certains caméléons en ingèrent de temps en temps. Attention aux terreaux et insecticides pulvérisés sur ces plantes avant l’achat. L’humidité est maintenue entre 60% et 90% en pulvérisant en fin de journée quand les températures baissent, pour favoriser une nuit fraiche et humide. Il faudra aussi pulvériser le matin juste avant que le spot se mette en route, pour remplacer la rosée matinale. En effet les caméléons ne boivent pas dans les bols d’eau mais seulement les gouttes sur les feuilles. Un caméléon se déshydrate vite s’il n’a pas à boire régulièrement dans la journée, et si l’humidité de l’air est insuffisante.   L’alimentation Les caméléons casqués sont omnivores . Il leur arrive de goûter les plantes du flexarium, qui doivent donc être comestibles. On évitera par exemple de planter dans le flexarium un Amaryllis, un Spathiphyllum, du Diffenbacchia, du Scindapsus ou du Philodendron. L’alimentation doit être variée et comporter au minimum 3 types d’insectes. Il est important d’effectuer un « gut-loading » c’est-à-dire de nourrir les proies avec des aliments riches en calcium avant de les distribuer. Il faut aussi saupoudrer les proies avec du calcium. Il est parfois conseillé d’augmenter l’alimentation des femelles pendant les 15 jours précédant et suivant l’accouplement.   Statut juridique : Classé en annexe II de la convention de Washington et annexe B du règlement CE 338/97.   Reproduction Les femelles sont matures vers 6 mois, mais on conseille d’attendre un an pour la mise à la reproduction. Les mâles sont matures vers 8 mois. La reproduction a lieu toute l’année en captivité. Le sexage des animaux adultes est facile : les mâles présentent des rayures jaunes et orange, sont plus grands et possèdent des ergots sur les pattes. Les femelles sont uniformément bleues ou vertes, et plus petites 35-40 cm. La gestation dure 1 à 3 mois selon la durée de conservation du sperme dans les spermathèques des femelles. Trois à quatre pontes peuvent avoir lieu par an, comportant 25 à 80 œufs. L’éleveur peut récupérer les œufs pour les placer dans un incubateur artificiel. Chez les reptiles, contrairement aux oiseaux, l’adhésion de l’embryon à la coquille est normale. L’œuf peut être retourné dans tous les sens dans l’heure qui suit la ponte. Après une heure, l’embryon se fixe à la coquille de l’œuf. Dans le premier tiers de l’incubation, l’œuf ne peut être bougé que dans un axe vertical. Si on tourne l’œuf selon son axe horizontal, on tue l’embryon, ou bien on provoque des malformations. En effet, on fait tomber le jaune, qui suit la gravité, sur l’embryon adhérant à la coquille. De plus le mouvement peut casser les annexes extraembryonnaires, notamment l’allantoïde qui est très fragile à ce stade. Après le premier tiers d’incubation, les membranes sont plus solides et on peut retourner l’œuf. La seule conséquence est que le juvénile sortira par la partie de l’œuf situé contre le sol au lieu de sortir par le haut de l’œuf. Après 6-7 mois d’incubation à 25°C, les œufs éclosent. Le taux d’éclosion est meilleur à 25°C qu’à des températures plus chaudes. Le sexe est déterminé génétiquement.
Journée Mondiale des Animaux
04/10/2021

Journée Mondiale des Animaux

Aujourd’hui, lundi 4 octobre, nous célébrons la Journée Mondiale des Animaux. Elle fait partie des nombreuses journées dont les Nations Unies sont inspiratrices. L’idée a été introduite lors du Congrès international pour la protection des animaux à Vienne en 1929. Et en 1931, lors du Congrès à Florence, cette Journée Mondiale des Animaux est entrée en vigueur. Cette journée a pour but d’améliorer les conditions de vie des animaux et de faire preuve de bienveillance. Célébrez cette journée mondiale en passant du temps avec votre animal de compagnie  : emmenez votre chien au parc, jouez avec votre chat, faites sortir votre lapin ou hamster pour jouer avec lui, donnez une friandise à votre oiseau… Vous pouvez retrouver tous les évènements liés à cette journée mondiale sur le site officiel de la Journée Mondiale des Animaux.  
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